Santé

2 septembre 2020

L’Organisation mondiale de la santé  définit le droit à la santé comme étant «  un état de complet de bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité  ».

Toute personne résidant en Belgique a le droit à la santé.  Ce droit fondamental renvoie à la fois au fait que chacun peut bénéficier d’un certain niveau de santé et de soins de santé et, à l’obligation qui incombe à l’Etat belge d’assurer un certain niveau de santé publique aux citoyens qui composent sa société. 

Ce droit regroupe un ensemble de droits et de libertés   : droit de contrôler sa santé et son corps, le droit à l’intégrité, le droit de ne pas être soumis à la torture ou à un traitement ou une expérience médicale sans son consentement, le droit d’accès à des établissements et à des soins de santé adéquats. La mise en œuvre de mesures appropriées concernant les déterminants socio-économiques de la santé, tels que l’alimentation, l’eau et l’assainissement, la sécurité et l’hygiène au travail, le logement et la pauvreté.

Pour les catégories les plus vulnérables de la population belge, il faut souvent des politiques et des mesures spécifiques pour garantir l’accès à ce droit et éviter que celles-ci postposent voire renoncent à des soins.

Lors du mémorandum pour les élections communales de 2018 réalisé par le CAI dans le cadre du PPLI, un des constats, pour les personnes étrangères, est que les personnes ne maîtrisent pas l’information sur la santé, voire n’ont pas la capacité à mettre en pratique leurs connaissances pour faire valoir leurs droits. Un autre constat, rapporté par les professionnels de la santé directement révèlent qu’ils se sentent peu formés à l’approche interculturelle et les services en place ne sont pas tout à fait adaptés pour recevoir des personnes étrangères dans des conditions optimales.

Enfin, une attention particulière est accordée par un ensemble d’acteurs dont le CAI fait partie pour faciliter l’accès aux droits fondamentaux aux personnes en situation de séjour irrégulier (sans-papiers, migrants en transit,…). Il existe des dispositifs, comme l’AMU, pour leur permettre de se soigner mais ceux-ci sont soumis à des principes généraux qui, parfois, rendent la traduction compliquée sur le terrain.

L’action du CAI et de ses partenaires
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