L’action du CAI et de ses partenaires

2 septembre 2020

1. Formation / sensibilisation des professionnels

Le renforcement des compétences s’entend au sens large : formations, sensibilisations, intervisions…
Il faut cependant considérer l’offre existante qui n’est pas négligeable mais qui peine parfois à intéresser le public-cible (peu d’inscrits). Il faut donc veiller à capitaliser sur l’expérience des acteurs dans ce domaine.
Dans le cadre du PPLI, le groupe de travail souhaite d’une part offrir une meilleure visibilité de l’offre existante à travers la création d’un catalogue de formations existantes.

2. Création de publications à destination des professionnels de la santé

En complément de l’activité de renforcement des compétences des professionnels de terrain, il est jugé nécessaire de leur offrir deux guides sur l’accès à la santé et à la santé mentale des PEOE. L’enjeu est de créer un outil qui colle aux besoins du public-cible.
Consulter la brochure Focus Santé « Arriver en Belgique et être informé de ses droits sociaux et de santé : une question de justice »
Par ailleurs, les Centres Régionaux d’Intégration en Wallonie saluent le travail réalisé par le corps médical en cette période de confinement liée au covid 19 et se sont mobilisés pour tenter d’apporter un soutien au corps médical en contact avec une population d’origine étrangère qui ne maîtrise pas suffisamment la langue française.
La brochure contient :
Un schéma corporel simplifié
Une échelle de la douleur par émoticône, par terme-clé ou par valeur
Des pictogrammes de diverses posologies à la prise éventuelle d’un traitement médical
La traduction de différents termes médicaux en arabe, espagnol et anglais pour faciliter les échanges avec la personne en difficulté.
Télécharger la brochure

3. Interprétariat

La problématique de l’interprétariat est au cœur de l’accompagnement des PEOE en santé et en santé mentale et est jugée prioritaire.
Les partenaires proposent donc de renforcer les mécanismes parfois informels qui existent dans toutes les institutions, à savoir le recours à des traducteurs non-professionnels (employés de l’institution, demandeurs d’asile.. ;…) Malgré les questions que cela soulève, nous constatons que c’est bien souvent la seule et unique solution disponible pour rentrer en contact avec les bénéficiaires des services.